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Son arrivée à Brest est toujours prévue au matin samedi, selon la progression et la force de cette ultime dépression que Thomas attend : « Pour l’instant, le vent a faibli et il reste cette très grosse houle de travers. En fait, dans le creux des vagues, il n’y a pas de vent, et au sommet, il y a 20 nœuds…»
Et comment celui qui vit seul depuis des semaines aborde-t-il cette arrivée ? « J’essaie surtout d’évacuer ma déception en restant actif. Comme sur un bateau il y a toujours mille choses à faire, et des choses physiques, j’avance et je vis au jour le jour comme je m’efforce de le faire depuis mon départ. » Et mettre le pied à terre alors ? « Je n’y pense pas vraiment, je suis encore dans ma bulle. »
Le compétiteur qu’est Thomas a forcément du mal à accepter que ses efforts ne soient pas cette fois-ci récompensés. Et malgré tout, le skipper convient que "ces records, en solitaire, comme en équipage, sont devenus terriblement exigeants. Même si je pense que celui d’Orange II (50 jours) est prenable comme celui d'IDEC, les performances réalisées donnent toute leur valeur sportive aux records. Techniquement, sportivement et mentalement, ils sont des épreuves complètes. Les records sont une discipline à part entière et demandent une parfaite préparation. Ensuite, le facteur météo joue pour beaucoup. Cette donnée que l'on ne maitrise pas donne aussi toute sa beauté et son intensité à l'exercice."
Source : Sodeb'O
Crédit Photo : Elodie Allaire