À moins de 1 000 milles de l’arrivée, avec 559 milles d’avance, Sodebo Ultim 3 et son équipage sont dans le dur

 

À moins de 1 000 milles de l’arrivée, avec 559 milles d’avance, Sodebo Ultim 3 et son équipage sont dans le dur. Le Trophée Jules Verne, ça se mérite ! Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Pierre Leboucher, Nicolas Troussel, Guillaume Pirouelle, Fred Denis et léonard Legrand doivent couper la ligne d'arrivée du Trophée Jules Verne ce dimanche avant 20h31.


Crédit : L Legrand

BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL terminent l'étape 4 de la Globe40 avec un écart de 59 secondes

 

Ce samedi 23 janvier 2026 est à marquer d'une pierre blanche. Partis le 1er janvier de Sydney, les concurrents de la 4ème étape de la GLOBE40 avaient à parcourir 6228 milles pour rejoindre Valparaiso au Chili. L'étape a été à la hauteur de la réputation des mers du grand sud avec un parcours limité à 50° sud. L'engagement des skippers sur ce parcours est maximal et les records de vitesse sont à nouveau tombés avec 459 milles enregistrés. Mais plus encore, c'est sans doute l'arrivée des premiers à Valparaiso que l'on retiendra. Avec près de 7000 milles parcourus à la vitesse moyenne de 13,40 nœuds - nouveau record d'un événement au large Class40 - les deux premiers BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL terminent avec un écart qui se compte en secondes ! 


Crédit : Globe 40

The Famous Project CIC définitivement privé de grand voile, Alexia Barrier : "L'objectif c'est d'être toujours au-dessus de 10 nœuds"

 

Il était 21 heures hier soir quand, durant la manœuvre d’empannage déclenchée pour contourner l’île de Terceira aux Açores, la tête de la grand voile du Maxi Trimaran IDEC SPORT s’est déchirée. Alexia Barrier et son équipe comptaient rallier Ouessant et la ligne d’arrivée sous cette configuration au demeurant parfaitement adaptée aux conditions tempétueuses qui sévissent sur les 1 000 et quelques milles encore à parcourir. 


Crédit : A Barrier

La tempête Ingrid arrive, Thomas Coville et ses hommes doivent : "doser entre la vitesse, le record et la sécurité"

Ils doivent passer la ligne avant 20h31 dimanche soir… Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel savent que ces dernières heures s’annoncent très délicates.

 

Crédit : V Curutchet

Alexia Barrier et son équipage à l'abri aux Açores, "On a eu la grand voile déchirée en deux quand on a empanné pour prendre le ris 1"

Ca mentalise fort à bord du Maxi Trimaran IDEC SPORT des navigatrices de The Famous Project CIC. Et aux envies d’en terminer au plus vite avec ce premier tour du monde féminin en maxi multicoque, viennent se greffer moult critères contradictoires avec la performance pure. Mer impossible, vent puissant mal orienté, bateau diminué… autant d’impondérables auxquels Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson ont choisi de répondre en faisant entendre la voix de la raison. 

Crédit : The Famous Project

"Les prévisions annoncent des vagues de 8 à 10 mètres," raconte Dee Caffari, Alexia Barrier et The Famous Project dans le gros temps

"La bonne nouvelle, c’est qu’on fait route vers la maison. La difficulté, c’est que d’énormes dépressions arrivent et se positionnent entre nous et la ligne d’arrivée à Ouessant. Il faut donc décider, en fonction de l’état de la mer et de la force du vent, comment franchir cette ligne en sécurité. Trois options s’offrent à nous : continuer devant si les conditions le permettent, garder une route échappatoire car les prévisions annoncent des vagues de 8 à 10 mètres ou bien ralentir sous le vent des Açores." Dee Caffari, Alexia Barrier et leurs troupes sont en passe de réaliser un tour du monde en multicoque avec un équipage 100% féminin.

 

Crédit : The Famous Project

838 milles d'avance, Sodebo Ultim 3 attendu samedi en fin de journée à Ouessant, Benjamin Schwartz : "On a dû lever le pied"

 

Un tour du monde, ça se mérite. Les dernières heures sont difficiles pour Thomas Coville et ses hommes. Les conditions restent exigeantes et imposent une vigilance de tous les instants, à l’approche de l’arrivée. “On a dû lever le pied. On a perdu un peu sur le routage, mais rien de dramatique. On n’avait pas vraiment le choix : il fallait préserver le bateau, ça tapait très fort. Les conditions sont difficiles et vont le rester. L’idée, c’est d’arriver avec le record… mais surtout d’arriver” raconte Benjamin Schwartz. Le record du Trophée Jules Verne est toujours en ligne de mire. L’avance reste confortable, avec 838 milles sur le temps de référence. L’ETA est estimée samedi en fin de journée ou dimanche matin.

Crédit : SU3